L’enquête sur la fusillade qui a fait un mort et trois blessés en mai dernier à Grenoble connaît un nouveau développement. Deux personnes supplémentaires, dont un homme soupçonné d’avoir commandité l’attaque depuis sa cellule, ont été mises en examen.
Deux nouvelles personnes ont été mises en examen le 22 octobre dans le cadre de l’enquête sur une fusillade survenue le 26 mai 2026 à Grenoble, en France, et qui avait coûté la vie à un homme de 33 ans, tout en faisant trois blessés, selon une source policière citée jeudi par les médias français.
Parmi les personnes mises en cause figure un homme déjà incarcéré, soupçonné d’avoir recruté les tireurs depuis sa cellule, sur instruction présumée de deux criminels qui seraient réfugiés au Maroc. Une femme est également soupçonnée de l’avoir assisté dans l’organisation logistique de l’opération.
À l’issue de leur présentation à la justice, la femme a été placée sous contrôle judiciaire, tandis que l’homme a été maintenu en détention.
Les faits remontent à la soirée du 26 mai, devant le local d’un club de football situé dans le quartier de Mistral, à Grenoble. Quatre personnes avaient été prises pour cible par les occupants d’un véhicule 4×4. Toutes avaient été touchées par des tirs, dont un homme de 33 ans, atteint de deux balles dans le dos et qui avait succombé à ses blessures.
Dans les jours ayant suivi la fusillade, la conductrice présumée du véhicule ainsi que deux mineurs avaient été interpellés. Tous trois avaient été mis en examen et placés en détention provisoire.
Selon la source policière, la conductrice présumée a reconnu son implication dans les faits, tout en affirmant avoir agi sous la menace. L’un des deux mineurs a, pour sa part, nié les faits, tandis que le second a choisi de garder le silence.
Cette affaire intervient dans un contexte marqué par des violences récurrentes liées au trafic de stupéfiants à Grenoble et dans certaines communes voisines, notamment Échirolles, où plusieurs épisodes de fusillades ont été signalés ces dernières années.
