Près de 8.000 décès supplémentaires ont été enregistrés en France lors des épisodes de fortes chaleurs survenus depuis le début de l’été 2026, selon un bilan provisoire publié mercredi par Santé publique France (SpF).
Le troisième épisode de canicule, qui s’est étendu du 27 juillet au 20 août, a entraîné 817 décès supplémentaires par rapport au nombre attendu dans les 79 départements concernés, soit une surmortalité de 5%, précise l’agence sanitaire.
Cette nouvelle estimation s’ajoute aux 5.764 décès supplémentaires enregistrés entre le 17 juin et le 2 juillet, aux 1.243 décès recensés du 3 au 20 juillet et aux 95 décès enregistrés lors du pic de chaleur du 24 au 28 mai.
Ces données restent provisoires et pourraient être révisées, la collecte des informations n’étant pas encore achevée. La surveillance de la mortalité liée aux fortes chaleurs s’étend jusqu’au 15 septembre.
Lors du troisième épisode, la surmortalité a concerné presque exclusivement les personnes âgées de 75 ans et plus, avec 751 décès supplémentaires dans cette tranche d’âge.
Selon Météo-France, l’été 2026 est le plus chaud enregistré dans l’Hexagone depuis 1900, devant ceux de 2003 et 2022.
Santé publique France souligne par ailleurs que le changement climatique accroît la probabilité de vagues de chaleur « très intenses, très longues et très étendues géographiquement ».
