Journal 24
mardi, 22 septembre 2026

Gaz naturel liquéfié : les projets marocains suscitent l’intérêt des entreprises américaines

Les futurs projets du Maroc dans le secteur du gaz naturel liquéfié (GNL) suscitent désormais l’intérêt d’entreprises américaines, rapporte l’agence de presse italienne Agenzia Nova dans un article publié le 21 septembre.

Cet intérêt intervient alors qu’une délégation marocaine spécialisée dans le secteur de l’énergie effectue, jusqu’au 30 septembre, une mission aux États-Unis, entre Washington et Houston.

Organisée par l’Agence américaine pour le commerce et le développement (USTDA), cette mission réunit 16 représentants d’organismes publics et privés du Maroc, d’Égypte et de Jordanie. Elle vise à présenter les programmes gaziers prévus par ces trois pays, à examiner les technologies américaines liées au GNL et à renforcer les partenariats commerciaux avec les entreprises américaines du secteur.

La délégation marocaine comprend notamment des responsables du ministère de la Transition énergétique et du Développement durable, de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) ainsi que du groupe Managem. Son programme prévoit des rencontres avec des représentants de l’administration américaine, des visites d’infrastructures gazières et des échanges directs avec des fournisseurs de technologies et d’équipements.

Cette mission intervient dans le contexte des grands projets d’infrastructures énergétiques envisagés par le Maroc. Le principal projet porte sur la réalisation d’un terminal GNL au port de Nador West Med, équipé d’une unité flottante de stockage et de regazéification. Le terminal devrait être raccordé au gazoduc Maghreb-Europe, puis à de nouvelles conduites destinées à alimenter notamment les zones industrielles de Kénitra et Mohammedia ainsi que plusieurs centrales électriques.

Le calendrier de réalisation de ce projet n’a toutefois pas encore été arrêté. En février 2026, le ministère de la Transition énergétique avait suspendu la procédure d’appel d’offres relative au terminal de Nador et aux gazoducs associés, invoquant de « nouveaux critères et hypothèses ». Cette suspension n’avait cependant pas été présentée comme un abandon définitif du projet.

Le Maroc mise également sur le développement du gisement gazier de Tendrara, dans l’Oriental. Le groupe Managem prévoit une production initiale d’environ 100 millions de mètres cubes de gaz par an, avec l’ambition de porter ce volume à 280 millions de mètres cubes après le raccordement du site au réseau national. Le groupe a acquis les principaux actifs du projet dans le cadre d’une opération d’une valeur de 45,2 millions de dollars.

À plus long terme, le gazoduc africain atlantique reliant le Nigeria au Maroc constitue un autre projet stratégique pour l’architecture énergétique du Royaume. D’une longueur d’environ 6.800 kilomètres et d’un coût estimé à 25 milliards de dollars, ce projet ne relève pas directement du GNL, mais pourrait renforcer l’intégration du Maroc aux marchés gaziers africains et européens.

La mission menée aux États-Unis traduit ainsi un intérêt accru pour les technologies, les financements et les partenariats internationaux nécessaires à la concrétisation de ces ambitions énergétiques. À ce stade, aucun nouveau contrat ni engagement financier américain n’a toutefois été annoncé.

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