Le commissaire européen aux Affaires intérieures et à la Migration, Magnus Brunner, a affirmé devant le Parlement européen que, malgré l’ampleur des arrivées irrégulières enregistrées à Sebta les 30 et 31 juillet 2026, aucune des personnes entrées n’a poursuivi son passage vers l’Espagne continentale ou l’espace Schengen.
« Personne n’est entré dans l’espace Schengen », a souligné le commissaire lors de la session plénière du Parlement européen à Strasbourg, le 15 septembre, estimant que l’intégrité de l’espace européen avait ainsi été préservée.
Selon M. Brunner, ce résultat s’explique notamment par la coordination entre l’Espagne, le Maroc et les institutions européennes. Il a également rappelé l’importance de l’engagement marocain à accepter le retour des personnes entrées irrégulièrement à Sebta et ne disposant pas du droit de rester en Espagne.
Bruxelles considère désormais le retour rapide de ces personnes vers le Maroc comme une priorité, tout en mettant en avant le rôle croissant de Rabat dans la gestion des flux migratoires et la protection des frontières extérieures de l’Union européenne.
La crise de Sebta a ainsi remis en lumière l’importance de la coopération opérationnelle entre le Maroc et ses partenaires européens. Pour les institutions européennes, le Royaume constitue un partenaire central dans la prévention des arrivées irrégulières et la gestion des défis migratoires.
Cette séquence illustre également l’évolution du partenariat entre Rabat et Bruxelles, où la coopération migratoire occupe désormais une place importante dans la stratégie européenne de protection des frontières extérieures.
